67 oeuvres de Jean-Pierre Champdavoine à voir jusqu'au 5 mai

Quarante ans qu’il parcourt et peint les paysages percherons… Du 12 janvier au 5 mai, la Maison du Parc présente une exposition retraçant l’exceptionnel « itinéraire d’un aquarelliste percheron » : Jean-Pierre Champdavoine. Au fil de 67 aquarelles, l’artiste livre une inlassable recherche de la lumière, de la couleur, mais surtout de l’émotion.

« Une aquarelle n'est pas une histoire, c'est la traduction d'une sensation, d'un souvenir, d'un état d'âme. » Jean-Pierre Champdavoine pourrait faire sienne cette définition du dessinateur Hugo Pratt, lui qui n’a de cesse de « chasser l’anecdotique » de sa peinture. L’accrochage qu’il présente à la Maison du Parc montre cette recherche, au fil des ans, d’un témoignage le plus irréfutable possible.

Né en 1942, Jean-Pierre Champdavoine étudie aux Beaux-Arts de Bourges et de Tours, puis devient professeur d’arts plastiques en 1968, au lycée Rémi Belleau de Nogent-le-Rotrou. En 1979, il décroche le premier prix d’aquarelle au Salon des Beaux-Arts de Bourges avec une œuvre qu’il a sélectionnée pour cette exposition. Un jalon sur son parcours plutôt qu’un point de départ.

« Je n’ai pas voulu faire une présentation chronologique. J’ai plutôt cherché à faire dialoguer les peintures, à rapprocher certaines. Dater une œuvre, cela ne veut pas dire grand-chose. Chacune existe dans le temps, a ses qualités propres, même si le visiteur pourra constater l’évolution au fil des ans », explique le peintre qui voit toutefois une césure dans sa façon de travailler ces dernières années.

« Pendant longtemps, j’ai peint sur le motif. Et puis en 2014, j’ai dû réaliser un grand nombre de nouvelles aquarelles rapidement. Je me suis enfermé dans l’atelier pour peindre à partir de photos. J’avais un peu peur car je ne voulais pas faire de simples copies d’images, mais je ne m’en suis pas mal sorti… » Jean-Pierre Champdavoine creuse alors encore un peu plus son sillon vers une représentation hyper-figurative.

« Je veux aller au bout de la ressemblance. Parfois, les gens qui entrent dans une de mes expositions pensent que ce sont des photographies. Cela ne me gêne pas », confie le peintre. Pourtant, cette technique vient servir des couleurs de plus en plus saturées, des cadrages moins attendus, pour offrir à son sujet – le paysage – et à sa technique – l’aquarelle – une radicalité nouvelle.

Pratique : 40 ans, itinéraire d’un aquarelliste percheron, aquarelles de Jean-Pierre Champdavoine, du 12 janvier au 5 mai à la Maison du Parc à Nocé (61). Entrée gratuite du mardi au samedi de 10h30 à 17h jusqu’au 28 février, puis tous les jours de 10h30 à 18h. Renseignements 02 33 25 70 10 et sur parc-naturel-perche.fr