Du 11 mai au 2 juin, la Maison du Parc accueil l'oeuvre de Willy Bihoreau, lauréat du salon Paysages 2018.

Et si la sensibilisation passait aussi par l'alerte ? Les oeuvres de Willy Bihoreau, présentées du 11 mai au 2 juin à la Maison du Parc, font office de mises en garde radicales. En donnant forme à des visions pessimistes de notre avenir, il cherche à exorciser la peur, et à interpeler un spectateur saisi par la précision de l'image.

"Dans ma peinture se croisent plusieurs techniques et styles graphiques mixés ensemble au service d'un univers visuel interrogeant le lien passé-présent et futur", explique Willy Bihoreau. "J'embarque ainsi mon spectateur dans un univers inquiétant de créatures et paysages post-fin du monde. Les symboles et architectures ne sont plus que les vestiges d'une époque révolue, c'est le début d'une nouvelle ère dont l'humain ne fait plus partie."

"Je peins ce futur aussi pessimiste que lucide pour mieux exorciser ma peur de son imminence. Car jamais auparavant notre avenir n'a été plus sombre et incertain. Aujourd'hui, nos enfants et leur descendance sont déjà condamnés à subir toutes les terribles conséquences de notre belle « idiocratie ». L’absurdité de notre époque tend à prouver que l’être humain est encore bien trop primaire pour mériter sa survie."

Est-il trop tard ? Trop tard en tout cas pour se poser ce genre de question : l'heure est désormais à l'action. A la manière d'un Cioran qui déplorait "l'inconvénient d'être né", le pessimisme de l'artiste, conjugué au lyrisme de la ruine, dérange, provoque... Et si ce soubresaut de malaise était le premier pas vers le salut ?

Pratique : System failure, oeuvres de Willy Bihoreau, du 11 mai au 2 juin à la Maison du Parc. Entrée libre tous les jours de 10h30 à 18h. Informations 02 33 25 70 10.