Le Parc mène des inventaires écologiques, gère les sites Natura 2000 de son territoire et élabore la Trame Verte et Bleue.

Le Perche abrite des milieux naturels très diversifiés : forêt, bocage et prairies, étangs et milieux humides, coteaux, pelouses calcaires et landes. Ces milieux abritent de nombreuses espèces végétales et animales : plus de 182 espèces d’oiseaux, de nombreuses espèces végétales ; 14 espèces de batraciens ; 11 espèces de reptiles et 49 espèces de mammifères dont 13 espèces de chauves-souris.

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Inventaires écologiques

« Connaître pour protéger » est la devise du Parc. Une bonne connaissance du patrimoine naturel est la condition indispensable d’une sauvegarde, d’une gestion et d’une valorisation satisfaisantes. 
Mieux comprendre le fonctionnement, la répartition et les équilibres des écosystèmes, des habitats naturels et des populations d’espèces dans le Perche permet de faciliter l’action du plus grand nombre d’acteurs dans leurs interventions en faveur de la nature (communes, habitants, exploitants, associations, partenaires…).
Chaque année, plusieurs communes bénéficient de ces inventaires de la flore, des habitats, des oiseaux, des amphibiens et de trois principaux groupes d’insectes (papillons, criquets, libellules). Les observations de reptiles et de mammifères sont également consignées.

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Réserve naturelle régionale
de Bresolettes

La Réserve naturelle régionale de la clairière forestière de Bresolettes s’étend sur 780 ha dans les communes ornaises de Bresolettes, Bubertré, Prépotin et Randonnai, au sein du massif forestier domanial du Perche et de la Trappe (géré par l’Office National des Forêts).

Elle a été créée en octobre 2010 par délibération du Conseil régional de Basse-Normandie, à l’initiative d’un comité regroupant propriétaires privés, élus des communes concernées, ONF et Parc naturel régional du Perche. Depuis 2013, les co-gestionnaires, Parc et ONF, disposent de moyens techniques et financiers (Europe, Région) pour des actions pédagogiques, de connaissance, de restauration et de gestion de milieux naturels.

Les principaux enjeux de conservation ont été identifiés autour de l’Avre et de l’écosystème forestier (qui représente 88 % de la surface de la Réserve. Plus de 347 plantes ont ainsi été recensées mais également 14 espèces de chiroptères (chauves-souris), 198 espèces d’insectes et 54 espèces d’oiseaux.

Outre les richesses naturelles qu’ils abritent, les étangs en chapelets sur l’Avre sont aussi le témoin de l’activité métallurgique que connut la région, de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe siècle.

Pour visiter la Réserve :

Natura 2000

Cette démarche européenne vise à préserver les milieux naturels, les espèces et les habitats de ces espèces présentes sur le territoire des états membres. A cet effet, la Commission a adopté deux directives pour donner aux Etats un cadre et des moyens pour assurer cette préservation :

  • la directive du 21 mai 1992 dite directive « Habitats » qui a pour objet la conservation de milieux naturels et d’espèces (à l’exception des oiseaux) énumérés dans les annexes de cette directive ;
  • la directive du 2 avril 1979 dite directive « Oiseaux » qui concerne la conservation des oiseaux sauvages et de leurs habitats.

Dans le cadre de la directive « Oiseaux », le Parc est l’animateur local d’un site de 47.000 hectares d’une Zone de Protection Spéciale « Forêts et étangs du Perche » où il réalise des inventaires et permet des travaux de restauration et de diversification des milieux naturels dans le cadre de contrats signés avec des propriétaires.

Dans le cadre de la directive « Habitat », le Parc est l’animateur de six sites Natura 2000 :

  • Les forêts, étangs et tourbières du Haut Perche
  • La carrière de la Mansonnière
  • Les bois et coteaux calcaires sous Bellême 
  • Les bois et coteaux à l’ouest de Mortagne-au-Perche
  • L’arc forestier du Perche d’Eure-et-Loir
  • La cuesta cénomanienne du Perche d'Eure-et-Loir

Consulter les documents d'objectifs  Natura 2000 :

Mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC)

Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) ont un double objectif : faire évoluer les exploitations vers des pratiques vertueuses et maintenir des pratiques favorables à l'environnement s'il existe un risque d'abandon, à l’échelle de toute l’exploitation (MAEC systèmes) ou de la parcelle (MAEC à enjeux localisés).
Les MAEC sont contractualisées pour une durée de 5 ans, dans les territoires ouverts à la contractualisation, par les exploitants agricoles au moment de leur déclaration PAC annuelle (au 15 mai). Le respect d’un cahier des cahiers des charges sur l’ensemble de l’exploitation ou un ensemble de parcelles donne droit à une rémunération annuelle basée sur les coûts supplémentaires, manques à gagner ou coûts induits par la mise en place de nouvelles pratiques.
Un projet agro-environnemental porté par un opérateur doit identifier sur un territoire donné des enjeux de préservation (eau, biodiversité, paysage bocager, maintien des activités d’élevage), et proposer les mesures du catalogue national y répondant. Des critères de priorisation doivent être également proposés pour hiérarchiser les exploitations au regard de l’enveloppe régionale disponible.
Pour répondre aux enjeux de biodiversité et de maintien des paysages agricoles façonnés par l’élevage, le projet du Parc du Perche s’appuie sur l’ouverture de la MAEC système « polyculture-élevage », dans toutes ses déclinaisons, et de la MAEC système « herbager ». Les exploitations retenues prioritairement sont celles : (i) qui bénéficiaient de mesures agro-environnementales sur la précédente programmation (prime à l’herbe, MAEt), (ii) et qui se situent dans des zones à forts enjeux de biodiversité ou de maintien du bocage (sites Natura 2000, zones de bocage dense et préservé).

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Trame Verte et Bleue :
un outil d'aménagement du territoire

La richesse en biodiversité d’un territoire dépend directement de la diversité des habitats disponibles pour la faune et la flore. Pour assurer leur bon développement, les populations animales et végétales doivent pouvoir se déplacer ou se disperser facilement entre ces habitats afin de varier leurs sources de nourriture, maintenir une bonne génétique des populations ou éviter une surpopulation locale.

Lors de la création ou le renouvellement d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU), la collectivité doit prendre en compte la biodiversité et le patrimoine naturel de son territoire.

Depuis la loi Grenelle II de 2010, cette prise en compte passe par la compatibilité avec le Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) et le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE). Le produit de cette compatibilité associé à l’analyse de données complémentaires constitue une cartographie du territoire appelée Trame Verte et Bleue (TVB).

Le Parc compile ces données complémentaires provenant de sources bibliographiques, de campagnes de terrain ou encore de groupes de travail locaux qu’il coordonne (on parle alors de protocoles participatifs).

La loi définit la TVB comme étant « constituée de continuités écologiques comprenant des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques » (article R. 371-19 du code de l’environnement).

On distingue la Trame Verte reprenant les éléments végétaux (forêts, bosquets, haies, pré-vergers…) et la Trame Bleue reprenant les éléments aquatiques (cours d’eau, mares, étangs, zones humides…). Ces éléments sont appelés « sous-trames vertes et sous-trames bleues » et constituent des milieux favorables à la faune et la flore.

La liste de ces sous-trames vertes et bleues n’est pas exhaustive et peut être adaptée à la réalité du territoire concerné.

La cartographie de la TVB réalisée par le Parc, avec les continuités écologiques importantes pour la richesse de la biodiversité d’un territoire, est transmise aux communautés de communes qui peuvent l’intégrer dans leurs PLU. Outils d’aménagement à long terme, les PLU permettront de prendre en compte le patrimoine naturel du territoire lors de futures décisions d’aménagement.