Question de vocabulaire

SHP: Société Hippique Percheronne. Créée en 1850 par 150 éleveurs et passionnés de la race, et autorisée par arrêté ministériel. Elle possède son siège social à Nogent-le-Rotrou, Eure-et-Loir, et gère les affaires propres à la race percheronne

Stud-book:Livre généalogique de la race. Le registre de l’identité des chevaux percherons a été ouvert en 1883. À partir de 1885, aucun cheval n’a pu être inscrit au stud-book de la race s’il n’était de père et de mère eux-mêmes déjà inscrits.

Cheval de trait:La France compte neuf races de chevaux de trait, qu’on appelle aussi des chevaux de travail. Si la race percheronne est la plus connue, elle n’est pas la plus conséquente. La race comtoise et la race bretonne comptent un effectif de chevaux plus important. La race ardennaise a sensiblement le même effectif, environ 3000 têtes, que la race percheronne. Les races boulonnaise, trait du Nord, auxoise, cob normand et poitevine ne comptent que quelques centaines de chevaux.

Berceau de race:Aire d’élevage du cheval percheron qui, à l’origine, couvrait 50 cantons sur les départements de l’Orne, de l’Eure-et-Loir, de la Sarthe et du Loir-et-Cher. En 1966, les races trait du Maine et trait augeron ont fusionné avec la race percheronne pour ne former qu’un seul stud-book. À compter de cette date, le berceau de race a été agrandi à la Mayenne, au Maine-et-Loire, à l’Eure et au Calvados.

Naisseur:De tout temps le monde de l’élevage du cheval percheron a été très compartimenté. Les naisseurs gardaient les poulains jusqu’au sevrage, vers l’âge de 7 mois. Les éleveurs prenaient le relais pour préparer les juments au travail agricole ou à l’attelage pour le transport. Les étalonniers élevaient les meilleurs poulains mâles pour en faire des reproducteurs. Les évolutions récentes de la race, avec l’émergence de nouvelles utilisations, ont fait s’estomper cette organisation ancienne.

Étalon:C’est le cheval mâle reconnu approuvé pour la reproduction. Pour le cheval qui n’a pas encore sailli, on utilise le terme d’entier, alors que le hongre est un mâle qui a été castré à l’âge de deux ou trois ans.

Monte: C’est entre février et juin que les étalons saillissent les juments. On parle de la période de monte. Depuis plusieurs années, les Haras nationaux procèdent par insémination artificielle des juments. Les étalonniers privés privilégient la monte en main, plus naturelle, c'est-à-dire que le cheval est tenu à la main par son étalonnier au moment de la saillie. Un petit nombre de saillies se font en liberté avec un étalon et une jument au pré.

Marque: Tous les chevaux percherons inscrits au stud-book de la race ont une marque à l’encolure, du côté gauche. Cette marque se compose des lettres S et P (Société percheronne) entrelacées. C’est vers 7 ou 8 mois que les poulains sont marqués au fer rouge, souvent à l’occasion des concours de la race.

Tressage: Lors des concours, les éleveurs accordent beaucoup d’importance au toilettage de leurs chevaux. Les crinières et les queues sont tressées avec des laines de couleur. Chaque élevage utilise des couleurs spécifiques, ce qui permet aux habitués d’identifier d’un seul coup d’œil le propriétaire d’un cheval.

Jean le Blanc: Né en 1823 ou 1824 à Mauves-sur-Huisne dans l’Orne. Cet étalon est devenu une légende. On le présente comme l’agent améliorateur de la race percheronne. Jean le Blanc serait un descendant de Gallipoli, étalon d’origine turque du Haras du Pin qui avait été mis en station au château de Couesme près de Bellême. Beaucoup de zones d’ombre et d’interrogations subsistent sur le rôle exact de ces étalons de légende.