Avec les Croqueurs de pommes.


Depuis sa naissance en 2000, l’association des Croqueurs de pommes des collines du Perche a recensé plus de 150 variétés anciennes locales. Certaines qui avaient presque disparu et étaient tombées dans l’oubli. « C’est en redécouvrant ses qualités et ce que l’on peut en faire qu’un fruit va continuer à exister », explique Maïté Dodin, la présidente des Croqueurs de pommes.

L’histoire des hommes et celle des pommes sont étonnamment liées. « En reconstituant le cheminement des hommes migrants, on retrouve le parcours de la pomme. C’est ainsi que des variétés sont venues de Bretagne ou de Haute-Normandie suite à des traditions de louage de personnels agricoles. En emportant des pommes, c’est un petit bout de chez soi qui vous accompagne dans votre nouvelle vie ». Une fois consommés, ces fruits, grâce à leurs pépins donnent naissance à des arbres sur de nouvelles terres.

Bien connaître les pommes, et en particulier toutes les variétés qui peuplaient les vergers du Perche, ne suffit pas à les faire renaître. Outre les actions menées pour replanter des vergers, il faut faire redécouvrir tout le savoir faire ancestral lié à l’entretien des arbres. Planter, greffer et tailler, constituent les temps forts de la vie de l’arbre à pommes. « Il ne suffit pas de mettre un arbre en terre et de le laisser pousser », prévient Maïté Dodin.

Alors, les Croqueurs de pommes multiplient les actions sur le terrain. En fin d’hiver et en début de printemps, bourses aux greffons, initiations à la greffe et à la taille se succèdent. Avec la volonté clairement affichée de beaucoup de ruraux de recomposer un environnement paysager traditionnel, ces initiatives trouvent un écho des plus favorables.
Dans le Perche, les vergers sont de retour. Même s’ils ne sont pas encore parvenus à reconquérir vallées et collines, leurs places fortes d’autrefois, ils contribuent déjà à reverdir le blason de la petite province.

www.croqueurs-de-pommes.asso.fr
Pommes et poires du Perche, Associations des croqueurs de pommes, Editions Arthéma, 2008.