Des fleurons de la campagne percheronne.

Par ses formes et matériaux, la ferme percheronne reflète bien l’identité de ce territoire rural. Les manoirs racontent eux aussi l’histoire du Perche.

Accrochée à flanc de coteau, la ferme percheronne, par ses matériaux simples tirés du sous-sol et de la forêt, fait partie intégrante du paysage. Son architecture fonctionnelle témoigne d’une longue histoire du monde rural : ses bâtiments en « U », en carré ou en « L » regroupent logement, écurie, étable, grange, poulailler.
Observez les matériaux qui changent selon les ressources toutes proches, véritable palette de nuances, du blanc de la craie au grison foncé ou au grès roussard. Les réputés sables du Perche colorent les murs des bâtisses de leurs teintes chaudes et ocrées. Avec l’argile qui affleure par endroits, on fabrique encore de belles tuiles, briques et tomettes.

Logis seigneurial siège de l’exploitation agricole, contrairement au château dont le rôle était militaire, le manoir domine souvent les collines du Perche. Après les destructions de la Guerre de Cent Ans, la Renaissance en fait fleurir près de 500 dans la région. Il en subsiste aujourd’hui une centaine, dont le manoir de Courboyer, l’un des plus grands et des plus anciens (fin 15e) et ouvert toute l’année à la visite intérieur. Les autres sont des résidences privées dont certains propriétaires ouvrent les portes (voir ci-dessous).

Au bout de la route, il y a presque toujours un village ou une ville aux ruelles médiévales, autres lieux chargés d’histoire. Il fait bon flâner dans les cités anciennes et villages de caractère du Perche où le temps semble s’être arrêté. Au promeneur attentif, elles révèlent leurs secrets d’architecture et leur petit patrimoine. Cadrans solaires, pigeonniers, lavoir ou moulins vous attendent.

Quelques-uns des manoirs du Perche