Dans un contexte de réchauffement climatique, le cormier est un arbre d'avenir. Le Parc et l'assocation Sorbus domestica œuvrent à son développement.
Lundi 29 juin, au lendemain de la journée internationale de l’arbre, les présidentes du Parc naturel régional du Perche, Anick Bruneau, et de l’association Sorbus domestica, Evelyne Moinet, ont formalisé leur partenariat autour du cormier à travers la signature d’une convention de partenariat.

Depuis plusieurs années, l’association Sorbus domestica et le Parc du Perche agissent en partenariat autour du cormier : connaissance, sensibilisation, plantation…

L’arbre, fer de lance de l’adaptation et de l’atténuation du changement climatique, est un sujet fort de la nouvelle charte du Parc 2026-2041. Et dans ce sens, le cormier, Sorbus domestica, est un arbre d’avenir dans le Perche.

La signature de la convention s’est tenue dans une parcelle agroforestière, où une centaine de cormiers ont été plantés au printemps 2025, sur le domaine de la Maison du Parc, avec l’appui de bénévoles et de l’équipe du Parc.

Cette plantation s’inscrit dans le programme de recherche national C3R, Cormier Réseau Ressource et Résilience d’un arbre oublié au service de la transition agroécologique. Regroupant 16 partenaires scientifiques et institutionnels, celui-ci vise à mesurer la capacité de résilience et d’adaptation de cet arbre.

Cette parcelle de cormiers est aussi l’occasion de valoriser, auprès des agriculteurs, l’agroforesterie moderne : l’implantation d’arbres dans des systèmes agricoles (parcelles de cultures ou de prairies) pour produire plus et mieux.
 

Le cormier  

Autrefois cultivé sur une grande partie de la France pour son bois précieux et ses fruits, le cormier est aujourd’hui en fort déclin. Il s’avère pourtant être un véritable allié pour s’adapter au changement climatique. Le cormier, originaire du bassin méditerranéen a été très présent dans le Perche, zone la plus au nord de son aire de répartition. Sa capacité à s’adapter aux sécheresses méditerranéennes et à l’humidité du Perche en font une essence d’avenir face au dérèglement climatique.